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PACS, le C.R. de la réunion du 18 novembre a été résumé par Maurice Goldring dans la "lettre de Mai N° 5", si vous ne l'avez pas, vous pouvez la demander par e-mail au N° de tel 01 42 62 56 65. Nous accueillons la loi avec sympathie, sans oublier que de nouveaux textes sont nécessaires, par exemple sur la prestation compensatoire en cas de divorce, l'accouchement sous X, la transmission du nom, etc...
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Mini C.R. de la rencontre de Grenoble, le 17/11/99 : "l'école qui réussit"
Parfaitement organisée par bernard cornu et son équipe, qui ont su mobiliser les autorités académiques, les élus locaux et environ 130 participants, ces rencontres ont rempli tous les espoirs (sauf la grève de FR3). Après une allocution du maire, un peu longuette, mais montrant bien le climat de confiance et de sympathie local, 10 ateliers ont rempli leur objectif : préparer chacun pour la dernière séance : 3 idées en 3 minutes. (chapeau !) j'ai saisi au vol:
1 - faire en sorte que l'usage des outils modernes les plus courants devienne une pratique ordinaire même pour ceux qui n'ont pas ces outils chez eux.
2 - chaque classe est un système vivant, comme tous les systèmes, elle est plus que la somme de ses composants, mais chaque élève est aussi plus qu'un élément du système !
3 - problème pour les enseignants : prendre du recul, évoluer, ne pas confondre les modes et les tendances lourdes positives.
4 - l'éveil aux langues peut sans difficulté être multilingue, jusqu'à 6 ou 7 ! il ne s'agit pas de les parler, mais d'éveiller la curiosité et l'envie d'apprendre. c'est aussi une contribution puissante à l'apprentissage de la richesse du monde et la tolérance.
5 - si les langues concernées "existent" dans la classe, cela peut être un jeu de s'échanger des mots..
6 - les contrats éducatifs et de partenariat avec implication des familles, sont une chose qui "marche"
7 - même chose pour les "clubs réussite", éventuellement hors temps scolaire, des progrès sont faits rapidement par tous les partenaires.
8 - même chose encore pour les dialogues collectifs profs, parents, enfants, qui peuvent contribuer à une formation mutuelle conjointe très positive. (pas facile à mettre en oeuvre dans certaines ambiances d'environnement conservatrices)
9 - l'école (voire un maître isolé ou un groupe de maîtres) qui sait tirer partie de tout son environnement, y compris transformer les handicaps apparents en avantages, a un atout supplémentaire pour réussir.
10 - importance de la "construction" de dispositifs mobilisateurs, voire de rites quasi institutionnels, de procédures pour délibérer des "lois" locales que chacun respectera mieux que des lois imposées. il n'y a pas d'âge pour être un jeune citoyen, par contre il faut le "déclic" qui entraîne l'adhésion.
11 - importance de l'ensemble des "annexes" exemple cité : si les élèves savent que leur vélo est en lieu sûr, ils auront une raison de moins de mal suivre les cours !
12 - contre la violence, il n'y a pas de miracle, mais une une vigilance permanente, une continuité d'actions, petites et plus importantes, beaucoup de respect pour chacun, une valorisation régulière des réussites, même minimes. ... et évidemment, "il faut un pilote dans l'avion" !
13 - les moyens informatiques attribués par les autorités semblent globalement suffisants, (avec d'éventuelles difficultés de répartition), mais le plus difficile semble l'obtention et le maintien de l'enthousiasme des enseignants inquiets de perdre la face en cas de panne, voire de paraître moins "doués" que leurs élèves.
14 - pour que les projets interdisciplinaires "marchent" bien, il faut aussi un pilote humain !
15 - même les "exclus" ou les handicapés peuvent progresser à un rythme surprenant dans un milieu qui met l'accent sur la confiance initiale, devenant une confiance contractuelle, qui est bien sûr validée aussi fréquemment que nécessaire.
16 - outre l'informatique, beaucoup d'autres outils peuvent être utilisés pour cimenter une équipe temporaire autour d'un projet, par exemple un court métrage, un disque, etc..
17 - souligner que la réussite est davantage dans le quotidien que dans l'exceptionnel.c'est moins spectaculaire, mais primordial.
18 - les ratés existent, y consacrer tous les efforts nécessaires, en priorité.
19 - ne pas se masquer toute l'ambiguïté du mot réussite, selon les personnes qui le prononcent : qui, quoi, quand, comment, ou, combien, pourquoi (merci à Quintilien)
20 - survivre sans histoire (jusqu'à la retraite ?) peut-être l'objectif de certains.
21 - l'école, et pour nous, prioritairement l'école publique, a en elle même les ressources humaines et autres pour viser plus haut. elle a toute notre confiance.
22 - conclusion très provisoire de notre présidente edwige avice : rien n'est jamais acquis, il y a un besoin permanent impératif de nouvelles attitudes, volontaristes, pour contrer l'apparition et le développement d'une "culture d'échec" qui n'est pas la nôtre.
... j'ai oublié et surtout regroupé certaines des idées, ma numérotation n'est qu'un aide mémoire personnel, les actes officiels vous en diront plus. en attendant merci à tous, ce texte peut évidemment être transmis à qui vous voulez, par les moyens que vous voulez. amicalement. L.A.
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Mini compte rendu, association PARTAGE, 12 octobre 1999, avec Guy Aznar.
L'association de défense des chômeurs animée depuis plus de dix ans par l'infatigable Maurice Pagat, a le moral en hausse. Le chômage commence à baisser significativement, l'accouchement des 35 heures se fait dans la douleur et les polémiques, mais il se fait; la croisance se maintient (même si c'est pour fabriquer beaucoup de gadgets discutables); les idées simplistes se frottent à la réalité et s'améliorent; la flexibilité jouera son rôle positif si elle n'est pas dévoyée. etc..
L'invité Guy Aznar a brillamment défendu ce qu'il appelle la stratégie de l'emploi pluriel : En utilisant, sans complexe toute la panoplie des idées existantes, il affirme qu'il est tout à fait possible de trouver plus de 500 000 emplois nouveaux par an pendant plus de cinq ans, principalement dans l'économie de proximité, la formation, l'emploi partagé, etc ... c'est à dire nettement plus que n'en détruiront les Michelin et autres industriels. Incidemment Il pense qu'une taxation du travail temporaire ou précaire serait probablement une ânerie, car beaucoup d'emplois durables commencent effectivement comme cela !
Ceux qui sont intéresés par "la fin des années chômage" trouveront des détails sur le site internet http://www.fin-annees-chomage.com , ou dans le livre de G.A. aux éditions Alternatives Economiques (Syros, 130 francs)
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Réunion du bureau le 17 septembre
1999.
présents : Edwige, Maurice, Louis, Christian, Nicole, Izio ;
excusés : Monique, Jacqueline, Christie, Mehmet.
réechelonnement des activités prévues pour la fin de l'année et le début de 2000.
chaque animateur d'atelier verra comment son travail et ses réunions peuvent s'organiser en fonction des disponibilités des personnes concernées. chacun garde en tête l'objectif de faire quelques recrutements de qualité. L'année 1999 a été "étale" avec juste compensation des départs (décès, déménagements..) l'approche de nouvelles échéances électorales peut être mise à profit pour relancer l'intérêt des citoyens pour la démocratie et la confrontation amicale des idées porteuses d'avenir, qui alimenteront les responsables. on peut se féliciter des activités tenues en commun avec les associations amies : Démocraties, Condorcet, cette voie est à poursuivre. Nous explorerons d'autres possibilités d'actions en commun, n'hésitez pas à nous faire des suggestions concernant les associations dans lesquelles vous militez. Réunion prévue avec René Teulade, président du comité économique et social du P.S. pour lui faire part de nos idées. autres personnes à contacter ou recontacter : Pervenche Beres, Bergougnoux, J. N. jeanneney...
sur les 35 heures, nous avons une demande de J. le Garec, contacté via C. Tasca. ( je me charge de répondre rapidement, ce qui explique le retard du C.R.!)
colloque de Grenoble, sur le thème : L'école qui réussit, date fixée au 17 novembre. L'équipe locale, animée par Bernard Cornu est efficace. Elle a très bien managé les relations avec la mairie.
discussion générale :
- rôle de l'état et du gouvernement à long terme.
(distinguer le souhaitable et le possible)
- avenir du pouvoir économique. obtenir que les puissants
n'écrasent pas les faibles.
- avenir de la démocratie (même remarque que ci-dessus,
quel comportement de la majorité vis a vis des
minorités ?)
- avenir de l'exception française : dans quels domaines
est-elle vraiment justifiée (appel au débat)
- rôle de la pauvreté dans les conflits actuels, de la
colère au désespoir, du désespoir à la
violence.
- pour conclure, une suggetion de Maurice : allez voir le film
Kadoch, les rapports de domination y sont analysés sous un
angle intéressant.
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nouvelles technologies pour le
développement.
l'atelier science et culture organise avec l'association nouvelle
donne pour le développement un diner débat le 13
juillet à 20 heures au restaurant loubnane, 29 rue galande
75005 Paris, métro maubert-mutualité, une rencontre
avec philippe jurgensen, président de l'anvar, ancien
président de la caisse française pour le
développement. On y parlera des relations nord-sud, des
transferts de savoirs, et de toutes les questions voisines
soulevées par les participants. prévenir de votre venue
mme guerchet au 01 44 95 26 04, coût environ 200 francs par
personne.
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mini C.R. de la réunion du bureau
/ C.A. des ateliers de mai, le 4 juin 1999,
présents : Edwige Avice, Jacqueline Victor, Nicole Eizner,
Monique Halpern, Maurice Goldring, Izio Rosenman, Louis Alliot.
excusés : Christie Lipani, Christian Benedetti, Mehmet
Basutçu.
discussion générale à la suite de la
manifestation du 10 mai à l' Athénée.
Grâce au travail considérable de l'équipe
animée par Edwige et Jacqueline, ce fut un beau succès,
avec près de 250 participants. Les entrées et les
subventions de nos amis équilibrent facilement le budget,
même si peu de nouvelles cotisations ont suivi.
discussion sur le fonctionnement des communications entre les membres
du bureau. Des améliorations sont nécessaires : il est
certainement souhaitable qu'il y ait plus d'échanges entre
nous par tous les moyens pour éviter les malentendus.nos
problèmes sont ceux de toutes les associations :
difficulté de réunir plus de quelques personnes aux
manifestations des ateliers sur les sujets d'actualité, sans
doute parce que nos amis font largement confiance au gouvernement et
ne sentent pas le besoin d'une mobilisation. (la réunion sur
les 35 heures a eu un "rendement" très médiocre compte
tenu des efforts d'organisation et de la qualité des
invités). Les cotisations sont bien rentrées au cours
des premiers mois, il y a maintenant une pause, il est convenu qu'on
acceptera des cotisations "à la carte", pour les sympathisants
dont nous savons que beaucoup partagent leurs efforts financiers en
fonction des besoins et de l'actualité toujours pressante (ex:
le Kosovo). il est rappelé la nécessité
permanente de susciter des adhésions de la part de nos amis,
relations et sympathisants. c'est un peu ingrat, mais
nécessaire pour le développement de nos
activités. dans un premier temps, vous pouvez simplement me
communiquer quelques noms,et adresses (ou mieux E.mail) pour un
premier contact et l'envoi de quelques uns de nos documents de
base.
nous avons aussi quelque difficulté à donner une
traduction politique à nos actions. Il ne suffit pas
d'écouter quelques célébrités. A chacun
de trouver un prolongement, sous forme de projets de textes ou
d'actions.
programme de fin d'année : sans changement, même s'il
est un peu plus étalé que prévu. Premier
impératif, regrouper nos forces, entre ateliers, et avec
d'autres associations, ça marche incontestablement, il y a une
demande générale. (Démocraties, fondation Jean
Jaurès, ..) (rappel des activités prévues : ..
hautes technologies, .. médias et démocratie, ...
l'école qui réussit, avec le groupe de Grenoble, ... la
bourse et les capitaux, ... l'écriture et l'édition,
... les nouvelles formes de famille. l'emploi et l'Europe.) ... plus
vos idées à venir.suite du débat à table,
de façon plus informelle :
Monique et Jacqueline vont avoir de nouvelles responsabilités
professionnelles, nos félicitations. discussion étendue
sur les nouveaux modèles éthiques et de
société, la mobilisation nécesaire pour
reconstruire le Kosovo, ...
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jeudi 27 mai, à 20 heures, à l' Olympia "Magie pour le Kosovo et pour la paix dans les Balkans" 14 magiciens français se mobilisent bénévolement pour une cause humanitaire. La recette sera versée intégralement à médecins du monde.
lundi 10 mai, à 20 heures au théatre de l' Athénée-Louis Jouvet, square de l' Opéra, Paris 9°, soirée présentée par Jean-Paul Farre, consacrée à l' Europe, avec la troupe du forum "femmes-méditerrannée", qui présentera "check-point Charlie, souvenirs du XX° siècle", avec Frédérique Wolf-Michaux. Places à 80 et 100 francs, disponibles à la FNAC et au théâtre.
samedi 24 avril, de 9 heures à 18 heures, à la Sorbonne, amphi Descartes, colloque sur "le Kossovo : racines d'une crise, réponse européenne", organisé en commun avec le cercle Condorcet et l'association Démocraties. -programme détaillé sur demande-
lundi 19 avril, 18 h 30, mairie du 3°, atelier science et culture, avec Jérome Clément : culture scientifique, Europe et médias.
jeudi 15 avril, à 19 heures, à la mairie du 3° arr. de Paris, réunion de l'atelier travail, sur les 35 heures, avec participation de responsables du ministère du travail et de "partenaires sociaux" représentatifs.
vendredi 9 avril, à partir de 19 heures, à la librairie Vendredi, 67 rue des Martyrs, 75009, rencontre avec Maurice Goldring, auteur de "Sean, soldat de l' IRA Belfast 1969-1994", dans la nouvelle collection des éditions Autrement; "histoires au singulier"
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l'essentiel de nos travaux antérieurs sont résumés dans la page 1998, accessible directement, dans l'ordre chronologique inverse, ou par l'index alphabétique : l'index
le 15 février février 1999, à 19 heures, à la mairie du XX° arrondissement de Paris. L'ordre du jour comportait les rapports habituels et une discussion sur les orientations des ateliers, afin d'aborder au mieux les années 2000 et +. Le consensus a été très large sur les propositions du bureau, à savoir : augmentation de nos efforts pour aboutir à des propositions concrètes à nos amis responsables des décisions, multiplication des contacts et des actions avec d'autres associations citoyennes de gauche, amélioration de notre bulletin, préparation d'une fête de l' Europe, fusion des ateliers qui risquent de "tourner en rond", meilleure utilisation des moyens modernes de communication (E-mail et web). Le budget adopté comporte deux variantes, l'une conservatrice, avec un C.A. de 25 000 francs, l'autre optimiste, avec un budget double. Si vous avez des suggestions précise, n'hésitez pas à nous envoyer un e-mail
février : participation aux assises de la vie associative
et de l'économie sociale
mars : débat sur l' Europe, la culture scientifique et les
médias
avril : réunion avec les clubs démocratie, Condorcet,
et l' Institut géopolitique de Belgrade sur le Kosovo.
rencontre avec les partenaires sociaux
mai : deux tables rondes : médias et démocratie ;
culture et édition
juin : débat sur les "hautes technologies", avec l' ANVAR ;
fête de l' Europe (partenaires à définir)
indicatif, pour la fin de l'année : Economie, Bourse, famille,
Emplo, et toujours l' Europe...
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Grâce à Edwige, qui m'a cédé sa place, j'ai pu participer aux Assises Nationales de la vie associative. Ce n'était pas évident car il y a 600 000 associations en France et seulement 2500 sièges dans la salle de la Grande Arche. C'est une première en France, qui fait suite à plus de 100 réunions départementales. Organisées, sur demande du Premier Ministre par la délégation interministérielle à l'innovation sociale et à l'économie sociale (délégué M. Sibille) et le conseil national de la vie associative (président M. Bastide), ces assises avaient pour but d'établir un "état des lieux" objectif du bénévolat, des pratiques, des relations avec tous les niveaux de pouvoirs publics et de l'activité économique des associations.
Comme le travail se faisait par ateliers, mon C.R. est forcément incomplet, je signalerai en temps utile où et quand on pourra disposer de documents plus complets.
J'ai retenu les points suivants, que je caricature éventuellement un peu pour faciliter la lecture : Plus des deux tiers des associations ont une vie active, au service d'un idéal incontestable : sport 16%, culture 12%, aides diverses aux personnes 21% environnement, international, confessionnel et divers 12%. 13% des français sont militants actifs, 60% sont membres, ou donateurs occasionnels. Le principal frein à plus de participation n'est pas l'argent, mais le temps.
Ceci étant, les associations-types sont machos (moins de 10% de présidentes) et assez séniles (âge moyen des responsables très supérieur à 60 ans, très faible rotation, et recrutement de jeunes quasiment nul) 90 % des associations sont microscopiques, ce qui leur interdit en fait d'avoir une pratique "professionnelle", faute des compétences multiples de plus en plus nécessaires : droit, gestion, médias, etc...
Les associations sont souvent assez peu démocratiques (poids exclusif du président-fondateur !), catégorielles et corporatistes, très nombrilistes, les contacts entre elles sont quasi nuls, plus souvent concurrentiels que coopératifs. Bourrées de contradiction, les mêmes demandent plus d'aide et moins de contrôle. Au chapitre des conflits, il y en a, non seulement avec le fisc (imposition des activités commerciales), mais avec les élus, qui revendiquent souvent l'exclusivité de la légitimité démocratique, et aiment bien les associations qui leur "cirent les bottes", et avec les entreprises qui voient des marchés lucratifs leur échapper (handicapés et concessions de service public, par exemple)
On constate aussi que très souvent, les meilleures intentions sont dévoyées, exemple la fameuse loi Sapin qui devait clarifier la fiscalité et conduit en fait à une multiplication de conflits, chacun ayant une lecture différente des mêmes mots, y compris devant les tribunaux.
Chapitre légal, précisément : Une lecture rigoriste des textes interdit pratiquement toute prise de responsabilité par les animateurs d'activités pour les jeunes. Un maire qui ne veut pas d'emmerdements peut pratiquement tout interdire sur sa commune, tout comme un proviseur dans son lycée.
Restons optimiste ; la volonté du Premier Ministre est incontestable. Dix Ministres ont pris une partie de leur week end pour écouter doléances et propositions. La délégation a fait un travail énorme d'inventaire, elle met en place des outils d'aide aux petites et moyennes associations (site internet, dossier unique de demande de subvention, projets de contrats pluriannuels avec procédure d'évaluation...) La plupart des défauts signalés de bonne foi ont une possibilité de solution. La première exigence, justifiée de part et d'autre, est la transparence. La deuxième est la reconnaissance des compétences et l'acceptation de coopération.
De nombreux détails pratiques sont l'objet de propositions concrètes : exemple mise sur pied d'un statut de volontaire, à la fois différent de celui de bénévole et de celui de salarié ; accélération du financement des projets approuvés ; reconnaissance de l'utilité économique et sociale différente de l' "utilité publique"
Quelques mot forts du discours de clôture du Premier Ministre : Les associations sont un des piliers de la République. Quatre pistes sont tracées et seront approfondies par chaque ministère et par la Délégation interministérielle, en direction des bénévoles, des jeunes des femmes et de l'Europe. La réglementation nécessaire (exemple le plan comptable associatif adopté le 16 février dernier) accompagnera -après consultation du CNVA- l'évolution nécessaire des choses qui doivent évoluer, mais il ne sera pas touché aux principes intangibles qui ont inspiré la loi de 1901.
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L'AIRE, Association pour l'Instauration du Revenu d'Existence, et la branche française du BIEN, Basic Income European Network. Présidée par le professeur Yoland Bresson. L'idée d'un revenu d'existence attribué inconditionnellement à toute personne de sa naissance à sa mort, fait lentement son chemin auprès des responsables politiques et économiques de toutes orientations. Parmi sess avantage, qui est également ses handicaps, on peut citer sa simplicité, son absence d'effet de seuil, son indifférence aus références de droite comme de gauche, (c'est sa mise en application qui peut être plus ou moins progressiste ou conservatrice, selon son montant et son mode de financement) Pour plus d'informations, l' AIRE a un site wab animé par Jacques Sourgen. accessible en cliquant ici.
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Avec près d'un milliard d'habitants, une dizaine de langues, et une superficie de six fois la France, il n'est pas déraisonnable de rechercher quelques comparaisons entre l' Inde et l' Europe. Commençons par une parabole : En ce pays là, les dieux sont plus nombreux et plus fougueux qu'ailleurs. Brama le créateur, et Siva le destructeur utilisent à plein leurs multiples bras et têtes ; entre eux, Vishnou le conservateur et l'organisateur est un peu dépassé, d'autant plus qu'il doit parfois réviser ce qu'il croyait avoir élaboré à la perfection comme le système des castes ; Bouddha le sage est de moins en moins écouté, tandis qu'une foultitude de petits dieux s'épuisent en querelles byzantines, et que le dieu le plus jeune, Allah est sans complexe et se manifeste énergiquement aux frontières et à l'intérieur.
La majorité des citoyens ne connaissent pas le nom de leur président ni celui de leur premier ministre, lointains personnages qui ont la tâche herculéenne de maintenir l'unité tout en utilisant la diversité. Il y a des domaines où cette performance est possible et réussie, comme la recherche scientifique. Il en est d'autres où ça ne marche manifestement pas bien, comme le contrôle des mégapoles de plus de dix millions de personnes, la réduction des inégalités, les extrémismes religieux ou ethniques...
Les partis politiques sont nombreux et mènent des jeux d'alliances fort complexes, pouvant être différents à Delhi et dans les états, conduisant les responsables à des contorsions auprès desquelles les manoeuvres de certains centristes français sont des jeux d'école maternelle. La corruption est quasi institutionnelle : le ministère le plus convoité est ouvertement celui des chemins de fer, car c'est celui qui donne lieu aux plus gros contrats. Le tourisme a un potentiel considérable, avec des richesses culturelles et artistiques assez fabuleuses et seulement deux millions de visiteurs, contre soixante millions en France ; cela suppose évidemment des investissements énormes et quelques progrès en matière d'hygiène, mais cela paraît jouable compte tenu de l'énorme disponibilité d'un personnel souriant, qui ne demande souvent qu'à progresser.
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Depuis le 31/12/98, l' Euro est une réalité tout à fait concrète, valant six francs et cinquante six centimes, à quelques dix millièmes près, (pour les puristes, les grosses sommes et les banquiers). Depuis cette date, les cours des monnaies européennes adhérentes sont également gravés dans le marbre pour une éternité de trente mois, avant de disparaître comme la livre tournois, le franc germinal et beaucoup d'autres.
Pour chacun de nous, il y aura évidemment, comme dans tout changement, des avantages et des inconvénients. L'avantage fondamental est celui de la dimension européenne, c'est à dire du poids incontestable vis à vis du dollar. Plus personne ne se hasardera à jouer contre la lire italienne, le franc français ou chacune des autres "anciennes" monnaies. S'attaquer à l' Euro est une toute autre affaire. L'histoire nous dira si quelqu'un peut un jour s'y risquer. L'inconvénient d'avoir à faire des multiplications et des divisions par 6,56 n'est pas mince : les jeunes, les grands voyageurs et les informaticiens aideront les autres...
Pour info, les cours en Francs, arrondis à trois chiffres, des neuf devises intégrées dans l' Euro, sont : un Deutschmark = 3,35 F ; mille Lires italiennes = 3,39 F ; cent Pesetas espagnoles = 3,27 F ; cent Escudos portugais = 3,94 F ; dix Schillings autrichiens = 4,77 F ; un Florin néerlandais = 2,98 F ; dix Francs belges = 1,63 F ; une livre irlandaise = 8,33 F ; et un Mark finlandais = 1,10 F